dimanche 10 mai 2026

Une loco de travaux de la ligne de SCEAUX

 L'idée de la construction d'un modèle tient parfois à une conversation intéressante entre modélistes. C'est ainsi qu'est venue cette idée de réaliser à partir d'un châssis moteur et d'un morceau de caisse faite en Evergreen, une locomotive de travaux qui roulait souvent en UM sur la ligne de Sceaux.

Des locos pas comme les autres :

L'histoire de la ligne est remarquablement bien décrite dans le livre de Gaston JACOBS "La ligne de SCEAUX 140 ans d'histoire" et que Jaques M. (président de LPT) a eu la gentillesse de me prêter. 


Le modèle de locomotive qui nous intéresse est du type BB E 4900. On peut certes trouver quelques photos sur Internet (voir liens utiles) mais le livre consacre plusieurs chapitres à ce sujet. 

Ces locomotives électriques ont été construites en 1936 pour la traction des trains de marchandises et de service. Elles avaient des points communs avec le matériel Z ligne de Sceaux et s'inspiraient de ce qui avait été réalisé par les chemins de fer de l'Etat sur les locotracteurs de 2ème série Z6001-6030 (devenus BB811 à 840). La CMP (Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris) était à l'origine de cette création et a opté pour une numérotation E4901 à 4907 qui correspond à une catégorie de locomotives dont la vitesse est supérieure à 70 km/h. 

Ces locomotives pesaient 54 t avec une puissance de 736 kW et une vitesse maxi 80 km/h. A l'origine la livrée de ces machines était bleue canard avec toiture argentée et non jaune ni orangée avec les bandes noires sur les coins (apparue vers 1979) et étaient même équipée d'un falot électrique (remplacé plus tard par des feux incorporés).

La caisse comporte deux cabines de conduite reliées par deux couloirs latéraux qui encadrent un compartiment central regroupant l'équipement de traction et divers auxiliaires. 

Les deux bogies sont identiques à ceux des automotrices Z. Les appareils de choc et de traction sont du type standard. L'équipement pneumatique est composé de deux groupes "moteur-compresseur", deux réservoirs principaux et deux auxiliaires, un seul régulateur pneumatique et les composants habituels (sifflet, essuie-glace, sablière et electro-valve du pantographe).

Tous les circuits de commande sont alimentés par une batterie de 35 Ah. Pendant l'utilisation de la batterie, une seconde se recharge par les retours de circuits auxiliaires à 1500V !

La locomotive était équipée de 4 moteurs Jeumont mais d'un seul équipement (JH) pour les commander. De ce fait la CMP puis la RATP imposa une circulation en UM y compris pour envoyer une seule locomotive en réparation à Montrouge!

Mises en service en 1937 les 7 locomotives avaient parcourues chacune environ 500 000 km en 1986.

A ce jour, ces locomotives ne sont plus utilisées. 


Le châssis moteur :

Le châssis motorisé est arrivé un peu par hasard lorsqu'un autre modéliste (André) nous en a fait cadeau pour une future construction. Un moteur vertical vient se loger sur un bogie, la prise de courant est faite sur l'autre bogie. L'ensemble est sur un châssis métal. 

Le châssis motorisé

Ce sous-ensemble fonctionne bien et avait juste besoin d'un renfort sur le pivot du bogie capteur de coutant.

La construction de la caisse et de la toiture :

La encore nous avons eu un petit coup de pouce avec la disponibilité d'une ébauche de caisse en Evergreen. Nous avons procédé au traçage des portes centrales, des fenêtres manquantes et des autres détails. La caisse est ajustée sur le châssis motorisé. Elle tient bien car le châssis métallique est un peu plus large. La caisse se déforme légèrement au centre. 

Vue du tracé sur la caisse avec l'outillage

Pour la toiture, nous avons tout d'abord essayé de faire celle-ci avec de la plaque d'Evergreen à rayures ce qui facilite le pliage pour donner une forme cintrée. Mais cela n'est pas suffisant car l'arrondi du toit est très prononcé.

Vue de l'ébauche de caisse et d'une partie de toiture

Nous avons ajouté une seconde couche taillée dans un morceau de Styropor beige clair et poncé soigneusement avec un papier de verre très fin. 

Vue des deux partie de la toiture

La seconde couche est collée sur la première partie en Evergreen avec de la colle blanche. Pendant le séchage, nous en profitons pour peindre la caisse en orange (couleur travaux). 

Essai de positionnement de la toiture

Il reste encore quelques étapes avant de finir cette toiture. La partie la plus délicate est de faire le ceintrage de la toiture. Nous utilisons des petites bandes d'Evergreen qui sont collées et contraintes pour bien se plaquer sur les côtés. Le séchage prend un peu de temps mais le résultat est plutôt bon.

Ceintrage de la toiture

Puis nous pouvons peindre l'ensemble en noir et positionner le pantographe. Il est possible d'ajouter d'autres éléments en toiture pour détailler. 

Toiture terminée

Nous allons réaliser une étape délicate qui consiste à positionner les rambardes et ajouter les vitres. Les points de perçage sont repérés au feutre et nous utilisons une mini perceuse à vitesse basse. Bien veiller à nettoyer le foret après chaque utilisation car il y a toujours des résidus d'Evergreen qui peuvent s'agglomérer avec le foret.

Perçage des rambardes.

Il est temps de mettre en place les vitres. Avant de procéder au collage des vitres, il faut peindre l'intérieur de la caisse en gris foncé.
Le plus difficile est de trouver les bonnes dimensions dans le lot de vitres en plastique au club. Nous avons trouvé suffisamment pour tout faire ! Le collage est fait avec de la colle pour maquette plastique (avec un long tube fin).

Préparation des vitres

Enfin, il reste à faire l'identification de la locomotive qui est visible sur chaque face avant des cabines. Pour cela nous prenons les dimensions et réalisons un petit dessin sur PC que nous imprimons. Avec quelques essais nous trouvons la bonne taille.

Finitions avec les bandes noires

Pour finir nous découpons des petites bandes adhésives noires (issu d'un rouleau pour faire les typons électronique. du temps où les faisait encore à la main sur calque..). Nous concluons avec le collage des traverses de choc et des attelages.

Sur le réseau: 

Quelques photos de la locomotive en situation sur le réseau LPT.


Avec un wagon de matériel dont le chargement a été réalisé en impression 3D et peint à la main.
 

Une petite vidéo:


Liens utiles :

Locomotive électrique ligne de SCEAUX  ici

E4900 RATP rail4402 ici




lundi 2 mars 2026

2C2 : La pionnière des electriques

C'est l'histoire d'une locomotive électrique atypique et pionnière que nous avons tenté de réaliser avec des matériaux simples pour enrichir notre vitrine des modèles historiques.


L'histoire d'une pionnière

Extrait de la notice 2C2 Midi No. 3101-3110 DJH Model Loco :

Peu avant la première guerre mondiale, le réseau du Midi, assez pauvre en ressources charbonnières, se préoccupa de l’électrification de ses lignes proches des Pyrénées. Disposant de centrales Hydro-Electriques dans la région, il s’orienta comme les réseaux Suisses vers l’alimentation par caténaires en courant 12 000 V 16 2/3 Hz. Six prototypes de machines 1-C-1 furent essayés en 1911 et 1912, certaines utilisaient une transmission par faux essieux et bielles.

Une décision gouvernementale prise en 1920 imposa l’uniformisation de l’alimentation en courant continu 1500 V. Après reconversion des lignes, ce furent des locomotives de type BB4000 et BB4500 qui assurèrent l’ensemble du service.

Toutefois, à cette époque, on considérait qu’une machine à bogie était impropre à la remorque de trains à grande vitesse. C’est ainsi qu’en Suisse les machines de vitesse étaient munies de châssis non symétriques 2C1 ou 2D1, technique héritée des locomotives à vapeur, ces machines n’étaient ni plus, ni moins que des Pacific ou Mountain électriques.

En 1922/1923, la compagnie du Midi possédait deux locomotives commandées en 1914 et non achevées du fait de la guerre et du changement de tension. Ces deux locomotives des types 2C2 comportaient 3 essieux moteurs à roues de 1,75m de diamètre encadré par deux bogies identiques à ceux des Pacific du même réseau mais dont l’empattement avait été ramené de 2,30m à 2m. Les 3 essieux moteurs étaient entrainés par pignons d’angle et moteurs électriques placés verticalement. Chaque moteur comportait 2 induits tournants en sens inverse. Chaque essieu comportait 2 couples coniques. Bien que comportant certaines suggestions de réglage et de lubrification, cette solution procurait un effet gyroscopique et une parfaite stabilité à grande vitesse. L’ensemble du châssis, longerons, suspension était assez proche de celui d’une machine à vapeur avec toutefois des boîtes d’essieux extérieures. La liaison de la roue conique avec l’essieu était assurée par un système de 4 ressorts doubles. Cette transmission élastique n’ayant pas donné entière satisfaction, sera remplacée sur 2 machines par un système à arbre creux et anneau dansant qui sera généralisé sur les machines de série. Ces 2 machines numérotées 3101 et 3102 comportaient une caisse symétrique, 2 cabines de conduite et un compartiment moteur à couloirs latéraux, outre les moteurs de traction, il contient les compresseurs de freins, les réservoirs d’aire et d’huile de graissage.

Ces locomotives étaient munies de 3 pantographes on craignait à l’époque que 2 pantos seraient insuffisant pour une captation correcte à grande vitesse. La caisse était entièrement rivetée suivant la technique de l’époque où l’on ne pouvait encore faire confiance à la soudure. Ainsi équipées, longues de 14,5 m entre tampons dotés d’une belle livrée bleue, ces machines ne manquaient pas d’allure. Sortie des usines CEF de Tarbes en 1923, elles firent l’objet de nombreuses mises au point et modifications de détails comme il est généralement nécessaire avec des engins de conception nouvelle. Malgré ces divers défauts, ces machines se montrèrent extrêmement stable et d’une excellente tenue de voie, l’une d’elles atteignit la vitesse de 144 km/h au cours d’essais.

Après mise au point, une série de 8 machines fut mise en service en 1927/28 numérotées 3103 à 3110. Bien qu’identiques aux précédentes, les persiennes de ventilation avaient été agrandies, la plaque d’immatriculation reportées au centre de la caisse. Avec l’électrification complète de la ligne des Landes, ces 10 locomotives furent utilisées sur Bordeaux-Hendaye, Bordeaux-Dax, Bordeaux-Arcachon, à la remorque de trains rapides qui étaient à cette époque et sur cette distance les plus rapides du monde en traction électrique. Les trains Sud Expess, Pyrénées Côte d’Argent et le Basque Bondissant eurent leurs heures de célébrité. Pourtant, la puissance de ces machines était inférieure à celle des Pacific de la même époque mais le tonnage de ces trains était de l’ordre de 300/350 tonnes, de plus la bonne stabilité et surtout le profil de cette ligne des Landes qui servira d’ailleurs plus tard aux essais et records de vitesse, permettait ces performances Bordeaux-Hendaye à 108 km/h de vitesse en moyenne avec 340 tonnes de charge.


La construction :

Pour ce modèle, il a fallu trouver un châssis et une caisse qui se rapprochent le plus possible des dimensions de l'original. Hélas, nous n'avions pas de plan complet avec les dimensions exactes et il a fallu s'appuyer sur la documentation 2C2 Midi No. 3101-3110 DJH Model Loco ainsi que sur l'article de RMF n336-Juin 1992 pour avoir une idée de ces dimensions. En regardant dans le stock de caisses et châssis, nous avons retrouvé une ébauche réalisée en carte plastique (Plasticard) et profilés Evergreen.  Cet ensemble convenait mais nécessitait des modifications de châssis et aussi pas mal d'ajouts de détails au niveau des suspensions à lames et freins.  

La première étape consistait à tracer les ouvertures à ajouter et à les découper. Puis, les grilles d'aération ainsi que les montants de la structure de caisse ont été ajoutés avec des profilés Evergreen. Long travail qui demande de la patience (et oui il y a les 4 faces à faire) mais aucune difficulté si tout est bien repéré sur la caisse.

Vue de la caisse avec les ouvertures

Le châssis était déjà en grande partie réalisé avec les emplacements des boîtes d'essieux et des suspensions. Je vous laisse imaginer le nombre d'heures qu'il a fallu pour le réaliser … 

Vue du châssis avec ses détails

La toiture est certes plus simple à réaliser puisqu'il s'agit d'un morceau de plastique épais. Cependant, il faut de nombreuses heures de ponçage pour lui donner sa forme arrondie aux extrémités et avoir une surface bien lisse sur le dessus.

Afin d'avoir une idée de l'ensemble, nous avons assemblé (sans coller) les sous-ensembles. C'est encourageant mais il reste encore beaucoup de travail pour les grilles d'aération et les montants de caisse.

Premier assemblage

Afin de ne pas se focaliser que sur la caisse et de varier un peu les plaisirs, nous avons préparé le train de roulement. Cela commence par une chasse au trésor. Le trésor étant constitué de trois grands essieux identiques (provenant de pièces détachées) et deux bogies. Nous avons pu trouver les essieux et les deux bogies. Ces derniers n'étaient pas identiques mais aux bonnes dimensions. Le support d'essieux a été fait avec du Forex qui est facile à travailler pour réaliser les logements des essieux. Le principe est simple: Deux plaques l'une sur l'autre avec les logements pour laisser les essieux libres. Les plaques sont fixées l'une sur l'autre à l'aide de deux vis courtes. 

Positionnement des essieux

Logements pour les essieux

Les bogies ont été montés directement sur la caisse avec des vis longues permettant de positionner et maintenir le sous-ensemble des grandes roues. 

Vue d'ensemble avec les bogies

Le sous-ensemble des grandes roues est monté dans la caisse et des ajustements sur la caisse ont été faits avec une lime fine pour que les essieux puissent tourner librement. Puis, deux "timons" ont été ajoutés pour maintenir l'ensemble sur la caisse. L'avantage est qu'il est facile de tout démonter et c'est appréciable lorsqu'il faut ajuster.

Montage des grandes roues

Une fois ajustés, on peut peindre la caisse, le train de roulement avec de la peinture acrylique.

Vue de la caisse, du train de roulement et du toit peints.

Une caractéristique de cette locomotive est d'avoir 3 pantographes (voir § sur l'histoire d'une pionnière). Là encore, cela n'a pas été facile de trouver 3 pantographes du même type. Heureusement que dans notre réserve de pièces détachées, il y avait deux pantographes identiques. Ils sont en plastique et inamovibles. Pour de la figuration cela fera bien l'affaire. Nous avons trouvé un dernier pantographe qui n'est pas exactement du même modèle (palette un peu plus large) mais qui lui est fonctionnel. Il reste à monter l'ensemble sur la toiture. Avant tout, il faut bien positionner les éléments de toiture et pour cela un repérage et un pointage au feutre sont indispensables.

Repérage et pointage des éléments en toiture

Puis nous utilisons des petits morceaux de tige de cuivre (récupération sur des câbles électriques rigides) et des isolateurs (peints en blanc) pour la ligne d'alimentation en toiture. Tous les perçages sont effectués et les éléments ajustés pour s'insérer parfaitement dans les trous puis l'ensemble est collé.

Vue de la ligne d'alimentation en toiture

Les pantographes sont montés et collés avec les isolateurs. L'ensemble va donner son allure caractéristique à cette locomotive.

Vue de la toiture terminée

Revenons à la caisse qui est aussi bien avancée et que l'on peut désormais peindre. A noter l'ajout des rambardes en fil de laiton de 0,5mm. 

Vue de la caisse peinte

L'ensemble étant un peu trop léger surtout lorsque l'on fait rouler, nous avons ajouté un lingot de plomb (fixé avec de l'adhésif double face) que nous avons fondu nous même. Notez qu'il vient se loger entre les grandes roues sans les toucher afin d'éviter tout court-circuit. Autre avantage, cette masse permet aux grandes roues d'être à la bonne hauteur (caisse/rail).

Vue du lest

Faute de moteur, nous donnons l'illusion d'un groupe de motorisation en réalisant celui-ci en imprimé collé sur une structure en calendrier fin. Nous avons récupéré dans la documentation de locomotives similaires le schéma du groupe d'alimentation que nous avons mis à l'échelle du modèle.

Préparation du groupe de motorisation

L'ensemble est mis en place à l'intérieur de la caisse. Il y a encore de la place pour ajouter le conducteur.
En finition, nous ajoutons les crochets et chaines d'attelage. Il ne manque plus que les plaques d'immatriculation qui sont hélas introuvables. Ceci sera peut-être réalisé en impression 3D. 

La présentation :

Le modèle est terminé et avant de rejoindre la vitrine avec les autres modèles historiques, il a droit à une séance photos sur le pont tournant.

Vues sur le pont tournant

Notez le conducteur ainsi que les détails de l'attelage














jeudi 1 janvier 2026

Biggin Hill : Battle of Britain

 Meilleurs Vœux pour cette nouvelle année 2026 !


L'histoire de la Biggin Hill :

La Southern Railway a introduit ce nouveau type de locomotive Pacific (4-6-2) en 1947 pour l'utiliser sur les trains de grandes lignes dans l'ensemble du réseau. Les locomotives, officiellement désignées sous le nom de « Battle of Britain » Class, ont un aspect extérieur similaire à celui de la célèbre « West Country » Class. Elles ont été conçues pour être aussi légères que possible tout en développant une puissance élevée leur permettant de tirer des trains de passagers et de marchandises lourds sur toutes les lignes principales.

Quarante-deux de ces locomotives à trois cylindres, à simple expansion et à haute pression ont été construites, formant la classe « Bataille d'Angleterre ». Le soudage a joué un rôle important dans la construction des moteurs et de leurs tenders et a largement contribué à la réduction du poids. Toutes les nouvelles caractéristiques introduites sur la classe « West Country » ont été conservées dans la classe « Battle of Britain » et comprennent un carter lisse à l'air, un système de vannes breveté Bulloid, des centres de roues coulés de type « B.F.B », des freins à clapet, des siphons thermiques dans la chaudière et une lubrification automatique du mouvement.

Les différences que l'on peut observer entre les locomotives des classes « West Country » et « Battle of Britain » se situent au niveau de la forme de la cabine et de la taille des écrans pare-fumée.

Tout a été prévu pour le confort des équipes de conduite, en particulier des écrans derrière le siège du conducteur pour éviter les courants d'air et offrir une meilleure vue lorsque les locomotives roulent avec le tender en premier. Les commandes dans la cabine ont été arrangées pour la commodité du conducteur et du chauffeur, la disposition étant telle que toutes les opérations effectuées par le conducteur peuvent être exécutées de son côté de la cabine.

Ces locomotives, comme celles de la classe « Merchant Navy », sont équipées de turbogénérateurs pour l'éclairage électrique des lampes de la locomotive et du tender, de la cabine, et de jauges permettant l'examen des pièces de la locomotive par le personnel dans les dépôts de roulement. Les grilles sont disposées de manière à ce que les barres puissent être secouées par un levier situé dans la cabine, ce qui permet de briser le clinker qui pourrait se former et de se débarrasser de toute accumulation de cendres. Les locomotives de la classe « Battle of Britain » ont une longueur de 67 pieds 4 3/4'' (environ 20,6 m) et un poids en ordre de marche de 133 tonnes. La pression maximale de la chaudière est de 280 livres par pouce carré (environ 19 bars) et l'effort de traction à 85 % de la pression de la chaudière est de 31 000 livres (14 061 kg). 


Construction de la maquette :

Montage de l'embiellage 

Montage du tender

Les sous-ensembles de la locomotive

Préparation de l'assemblage du châssis

Préparation pour la vitrine :


En peinture

Avec les transferts

En vitrine avec ses sœurs !

Liens utiles :

Battle of Britain locomotive class  ici

vendredi 14 novembre 2025

Améliorer un wagon porte-autos

 Nous avons souvent vu les wagons porte-autos TA52 de la marque JOUEF circuler sur les réseaux avec leurs petites voitures. Ils sont une base intéressante de travail pour les modélistes qui souhaitent les améliorer. Nous vous proposons de voir un axe d'amélioration, peu visible, mais qui fait une nette différence sur la qualité des circulations : le remplacement des bogies par des essieux.


Conception et impression 3D :

La conception des pièces se fait sur ordinateur dans un environnement de dessin 3D. L'ensemble est constitué de deux pièces présentées ci-après :


La première pièce est le support de l'essieu et elle est fixée avec la vis d'origine. La seconde pièce est pour l'attelage avec le boîtier NEM.  

Les fichiers STL sont disponibles sur le site CULTS (voir liens utiles). 

Impression sur Ender

Une petite vidéo de l'impression d'une des pièces :


La durée d'impression est d'environ 20 minutes.

Les étapes de montage :

Nous détaillons les étapes de montage.

Etape 1: Démontage des bogies.

Opération facile. Avec un tournevis dévisser les deux vis et sortir les bogies (à conserver dans votre stock de pièces détachées).  

Démontage des bogies

Vue des bogies démontés et présentation des nouvelles pièces

Etape 2: Préparation des essieux.

La dimension des essieux est : Diamètre 10,4 mm et entre pointes 25,4 mm
Monter les essieux neufs sur les nouveaux supports. Mettre de l'huile PLA dans les logements. Vérifier que les roues tournent librement. Ebavurer si nécessaire et essayer à nouveau.

Vue des essieux

Préparation de la première partie du wagon 

Etape 3: Montage du support d'attelage.

Mettre en place le support d'attelage et la boucle d'attelage dans le boîtier NEM.

Support d'attelage en place


Etape 4: Montage du support d'essieu.

Placer le support d'essieu sur l'attelage et revisser la vis d'origine. 


Répéter l'opération sur l'autre côté du wagon.


Vérifier que les pièces sont bien vissées et que les essieux tournent librement. 


Etape 5: Essais

Positionner le wagon sur les voies et faîtes le glisser à la main pour voir s'il roule bien librement. Puis le charger avec des petites plaques métalliques et faire tourner avec une loco. Au bout d'une demi-heure le wagon est prêt.


A VOUS DE JOUER !

Autres améliorations :

Il y a d'autres possibilités d'améliorer de ce wagon en ajoutant des barres de renfort sur les côtés et des câbles (avec du fil à coudre). Le véhicules peuvent être du commerce (ex: mini Norev) ou encore des modèles imprimés en 3D (sujet en cours d'expérimentation).

Comparaison du modèle d'origine et du modèle amélioré

Liens utiles:

Modèle des pièces en 3D sur CULTS ici